Au printemps 2007, le GEIPAN, service du CNES chargé d’étudier les phénomènes aérospatiaux non identifiés, entamait la publication sur Internet de ses 30 années d’archives. Un an après,
l’initiative a-t-elle tenu toutes ses promesses ? Bilan d’étape.
Premier constat, après des débuts difficiles liés à un engouement du public ayant largement dépassé les prévisions de trafic les plus optimistes, le site du GEIPAN (Groupe d’Etude et
d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés) fonctionne aujourd’hui parfaitement, puisqu’il accueille sans encombre plus de 2000 visiteurs par jour.
Une interview de Jacques Patenet, responsable du GEIPAN, sur le bilan de la mise en ligne des archives est disponible ici.
Alors qu’une simplification de l’interface est déjà intervenue courant 2007,
cette année verra la mise en service d’une nouvelle version du site, dont l’ergonomie repensée rendra la
navigation encore plus aisée. S’agissant de la quantité de contenu mise à disposition des visiteurs, c’est aujourd’hui
la moitié des archives du GEIPAN qui est accessible en ligne.
Pour le responsable du GEIPAN, Jacques Patenet, le succès non démenti du site en termes de fréquentation confirme s’il en était besoin l’intérêt du grand public pour la question des phénomènes
aérospatiaux non identifiés, et son attente d’une information aussi factuelle que possible sur le sujet.
Quelques exemples de croquis faits par des témoins de PANS et parvenus au GEIPAN. Crédits : CNES
Autre bénéfice manifeste de la démarche d’ouverture et de transparence du GEIPAN, la multiplication des reportages de qualité à présent consacrés à ce dossier dans la plupart des grands
médias. Loin des soucoupes volantes et autres petits hommes verts, les supports d’information semblent avoir saisi l’occasion de la publication des archives du GEIPAN pour traiter désormais
le sujet sous l’angle d’une énigme scientifique comme une autre, débarrassée de l’aura paranormale qu’elle traînait jusqu’alors.
Des évolutions de méthodologie à venir
Jacques Patenet dans l'émission "On a tout essayé" (mars 2007).
Enfin la mise en lumière de ce travail réalisé dans une relative confidentialité pendant 30 ans a déjà permis au GEIPAN de mener une profonde réflexion sur ses méthodes d’investigation, dont
certaines étaient sans aucun doute perfectibles. C’est ainsi que
le service fera prochainement évoluer ses protocoles d’enquête et sa méthodologie grâce à un collège d’experts
scientifiques mis en place il y a quelques mois.
L’enjeu est de
parvenir à des rapports d’enquête parfaitement incontestables en termes d’objectivité et d’exhaustivité des hypothèses à envisager face à tel ou tel phénomène observé. Un
préalable indispensable à une approche du dossier répondant aux critères scientifiques les plus élevés, seule possibilité
d’amener un jour de larges pans de la communauté scientifique à se
saisir enfin de ces phénomènes pour certains encore bien mystérieux.
Source: GEIPAN
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